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Cahiers du Cinéma n°731

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Musiques de film
Pour ce numéro de mars, de la musique avant toute chose, et place aux compositeurs. Pourquoi?? Parce que l'effet Tarantino de la BO jukebox s'est émoussé et qu'on vit aujourd'hui un regain de la musique originale. L'évolution du travail de Cliff Martinez et Nicolas Winding Refn est symptomatique, depuis la compilation brillante de Drive, où la musique lie les morceaux préexistants, jusqu'à celle, magistrale, pour The Neon Demon, dégageant la musique dans toute sa netteté et sa démence. Cela ne veut pas dire qu'une musique originale est forcément préférable. Contre-exemple absolu, notre film préféré de 2016, Toni Erdmann, est un film sans musique, seulement ponctué par deux chansons in extenso, la reprise de Whitney Houston par l'héroïne et Plainsong des Cure tombant comme un rideau au générique final. Mais la dominante de ces dernières années, c'est bien plutôt le champ régénéré de la musique originale, faite pour le film, tant des BO spectaculaires sont apparues, souvent signées par des transfuges du rock, de la pop ou de l'électro pour donner une vigueur nouvelle aux films?: Jonny Greenwood (Radiohead) pour Paul Thomas Anderson, Mica Levi (Micachu) pour Under the Skin et Jackie.L'enjeu est essentiel pour les jeunes cinéastes français. Il y a eu un effet French Touch à la fin des années 2000, porté par le succès de la musique électronique française. Le cinéma de Quentin Dupieux (accompagné aussi de Sébastien Tellier, de Sebastian ou de Tahiti Boy) a été le détonateur, suivi par Flairs (Les Beaux Gosses), Rob (Belle épine), M83 (Les Rencontres d'après minuit)?: en 2010, nous notions ce compagnonnage inédit et passionnant entre musiciens électro et cinéastes qui n'est allé qu'en s'accentuant. Partout il y a cette envie de musique originale avec des croisements inattendus qui nous éloignent des sempiternelles notes de piano qu'on entendait tant il y a dix ans?: Eva Husson est allée chercher l'Américaine Morgan Kibby (Bang Gang), Sophie Letourneur le Coréen Jeong Yong-jin (Gaby Baby Doll), Julia Ducournau l'Anglais Jim Williams (Grave).

Quantité :
Max: 50
  • Modèle : Brochée 20 x 27- 94 p. /Mens.
  • Format : Revues
  • Editeur : Cahiers du Cinéma.




Date d'Ajout du produit :

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